Sur la Modélisation Systémique de l’Information

[1]), soit à une classe d’objets physiques stables dont L. Brillouin (1956) a désespérément tenté de montrer qu’ils avaient un statut de sub-particules présumées porteuses d’énergie (le « data quantique » qu’il faudrait manipuler en faisant comme si il était passible d’une équation aux dimensions de type énergétique, en erg par degré donc!). Exercices qui permirent les premières formulations d’une « économie de l’organisation », d’une « économie de la transmission » (voire, plus difficilement, de « la communication »), et d’une « économie des machines électroniques » permettant de transmettre, de transformer et de stocker des systèmes de signaux électriques (usuellement appelés « technologie de l’information »). Exercices intéressants qui ne permettent guère pourtant de parler d’une « économie normale de l’information » malgré le désir qu’en ont les citoyens comme les économistes. Ceux-ci tentèrent longtemps de s’abriter derrière un autre glissement sémantique, celui de la réduction du concept d’information au concept de prix, mais ils durent alors tenir l’économie de l’information pour une tautologie : qui oserait parler d’une « économie du prix » ? Ce qui les conduisit, nous rappelait ici A. Kirman, à convenir que « la relation du prix et de l’information était loin d’être simple »[2]. A trop « commencer par simplifier » ce concept manifestement complexe (irréductible à un modèle fini) en réduisant l’information à une des catégories déjà établies par l’Economique ou par l’Energétique, on aboutit à des impasses d’autant plus irritantes pour les économistes et pour les politiques qu’ils sont les témoins exposés d’une transformation socio-culturelle qui fait de la « société post-industrielle » une « société de l’Information ».

 

L’Information n’est pas « donnée »

 

Aussi est-on tenté de reprendre la problématique à l’origine en ne considérant plus l’information comme une « donnée » (ou une ressource) naturelle, objets que des agents échangeraient sur un marché plus ou moins parfait en tentant de déterminer des procédures d’allocation raisonnables : l’économie de l’information n’est peut-être pas une économie comme les autres (matières premières, produits industriels ou agricoles, transports, santé…) et « l’isomorphie des structures » que postulent souvent l’économiste et le mathématicien[3] pour caractériser l’identité de « l’objet » qu’ils se proposent d’interpréter, n’est probablement pas assurée, dès lors que les phénomènes ainsi étudiés ne sont pas dotés de « structures » stables et reproductibles isomorphiquement. Plutôt que de s’acharner à « appliquer » un paradigme économique sur une classe d’objets artificiels irréductibles à une identité unique, peut-être faut-il s’efforcer d’abord de modéliser cette classe d’objets en assumant l’irréductible complexité du concept d’information, et de reconsidérer alors les paradigmes épistémiques et pragmatiques susceptibles d’en proposer quelques interprétations recevables, ici et maintenant.[4]

 

Complexité de l’Information : le schéma ternaire

 

La complexité « essentielle » du concept d’information a été mise en évidence dès l’apparition des « nouvelles sciences » de l’information et de la communication : les textes fondateurs de W. Weaver (dans C. Shannon et W. Weaver, 1948) et de C. Morris (1946) sont souvent évoqués bien que rarement simultanément (sauf pour R. Pagès dans son article sur « les processus de communication » repris dans les éditions successives de « l’Encyclopœdia Universalis », entrée « communication ») : l’information est un concept complexe conjoignant inséparablement trois composantes :

La forme physique, ou le signe (la composante syntaxique) n’est séparable ni des significations dont ce signe peut être porteur (la composante sémantique), ni des actions contextuelles suscitées par la réception de ce signe susceptible de prendre des significations différentes – et parfois imprévues par l’émetteur – selon les contextes de réception; (la composante pragmatique, C. Morris, ou effective, W. Weaver).

Composantes que l’on peut distinguer pour les présenter, mais que l’on ne peut ni séparer, ni ordonner, dès lors que l’on se propose d’identifier une information : un signe sans signification pour un récepteur ne peut être tenu pour une information; et il est illusoire de considérer qu’en traitant seulement des signes (fût-ce avec des machines électroniques) on ne traite pas aussi des significations et on ne suscite aucune action dans un contexte au moins. (Illusion fréquente hélas chez nombre de théoriciens et de praticiens des sciences de la computation).

Ce schéma ternaire ou triadique (dont l’origine remonte au moins au premier théoricien de la sémiotique et de la pragmatique, le logicien C.S. Peirce 1839-1914 : cf. le « triangle peircien » et la « tierceité ») ne permet sans doute pas de réduire l’information à une catégorie familière, mais il permet son interprétation aisée sur le mode discursif [5]. La langue naturelle sait bien manipuler ces concepts récursifs qui expriment à la fois une action et son résultat, un opérateur et un opérande : énergie, organisation, jeu, décision, communication, information sont des concepts intelligibles et par là modélisables, bien qu’ils ne se laissent pas réduire à un modèle fini, ou fermé. Ils s’entendent sur des modes synchronique et diachronique, fonctionnant et se transformant, ce qui ne leur permet pas d’être traitables, selon les procédures classiques de la déduction ; on doit aux premiers logiciens qui se sont affrontés au traitement du concept d’information d’avoir fait émerger – ou réémerger – des modes de raisonnement autorisant la manipulation du concept dans sa généralité : l’abduction avec C.S. Peirce, la transduction avec J. Piaget et J.B. Grize, la rétroduction avec N. Hanson et H.A. Simon… autant de modes de raisonnement familiers aux rhéteurs, de Protagoras à Cicéron par Aristote, que nous pouvons retrouver aujourd’hui pour aborder les concepts récursifs complexes tels que l’information. On cite souvent sa définition inattendue mais pertinente, proposée par G. Bateson en 1971 : « Une différence qui engendre une différence » : l’apparition dans le temps d’une nouvelle « forme » qui in-formée s’avère in-formante.

 

Ne pas séparer donnée, connaissance, savoir, que l’information a unis

 

Cette définition générique décourage sans doute au premier abord l’économiste classique comme l’informaticien. Il propose parfois d’échapper à cette complexité en disjoignant la donnée brute, la connaissance élaborée et le savoir-source-de-pouvoir. Mais ces jeux de mots ne font pas longtemps illusion : sous des oripeaux divers, c’est bien du même objet que l’on parle dès qu’on le considère dans sa généralité : pour tel récepteur, ce qui était donnée brute ou primaire pour son émetteur, s’avérera peut-être pendant quelques instants savoir, source d’un pouvoir décisif. Et à supposer qu’un dictionnaire parfait établisse un jour une correspondance biunivoque parfaite entre tous les signes concevables et leur unique et exclusive signification présumée intrinsèque, nul ne pourra empêcher « l’effet de contextualisation » (E. Morin, 1975) qui transformera de façon parfois imprévisible cette « information parfaite » dès que son ou ses récepteurs la rencontreront.

B. A. Lundvall (1994) a récemment tenté d’introduire une distinction intermédiaire, celle de « l’information économique », qui seule concernerait l’économie de l’information. Ce qui l’a conduit à proposer un nouveau schéma ternaire du concept d’information qui mérite l’attention, ne serait-ce que parce qu’il enrichit le classique modèle « signe, signifiant, signifié » de Weaver et Morris : ne peut-on décomposer l’information économique (en supposant que l’on sache distinguer cette catégorie sans trop d’ambiguïtés) en trois termes ou « savoirs » que l’on pourrait caractériser par « l’usage » que déclarent en faire les agents économiques ?

- Le « savoir-quoi » (know-what), « connaissance relative aux faits« ; ce que « l’on appelle habituellement l’information et que l’on peut décomposer en bits« . Information que l’on trouve dans les « bases de données » (ou de connaissances) et que recherchent « surtout les spécialistes et les experts que l’on trouve dans les entreprises de conseils spécialisés« .

- Le « savoir-pourquoi » (know-why), « connaissances scientifiques des principes qui gouvernent la nature, la société et l’esprit humain » , connaissances que « produisent et reproduisent des organisations telles que les universités« .

- Le « savoir-comment » (know-how, savoir-faire), « connaissances relatives aux compétences spécifiques (skills), qui sont mises en oeuvre dans toutes les sphères de l’activité économique« … et qui sont « souvent tacites« .

En pratique, conclut pourtant B. Lundvall, la distinction entre les agents opérant selon un seul de ces trois termes « n’est pas toujours claire« , et le complexe informationnel conjoignant sans cesse le quoi, le pourquoi et le comment du savoir, se manifestera souvent par un terme synthétique qu’il propose d’appeller le « savoir-qui » (know-who). Ce qui nous ramène à la question que rencontre sans cesse l’observateur dans l’organisation socio-économique : ce n’est pas l’information, c’est l’attention (ou la capacité d’attention) qui intéresse l’économiste et le gestionnaire d’entreprise et qui s’avère être l’invisible « ressource rare. (H.A. Simon le rappellait encore dans son chapitre sur la « Rationalité économique » de 1981, p. 27 de la traduction de 1991).

Plutôt que de tenter de construire séparément une économie du signe, une économie de la connaissance et une économie du savoir (ou de l’intelligence) en ignorant le caractère fondamentalement complexe et enchevêtrant de « l’information-forme-informante-qui-se-forme », ne peut-on assumer cette complexité intelligible, fût-ce sur le mode discursif, puisque nous font encore défaut les opérateurs de modélisation qui assureront une plus grande économie à nos exercices d’interprétation.

Mode discursif qui nous permet d’appréhender les phénomènes d’interactions récursives du type « fin x moyens » ou encore « quoi? x pour quoi? x comment? » sans les décomposer ou les linéariser et sans contraindre l’agent économique à ignorer le quoi?, ou le pourquoi? ou le comment? de l’information qu’il considère. Exercice de modélisation téléologique certes peu familier encore aux économistes statisticiens, que E. Kant nous avait invité à pratiquer il y a deux siècles, par la « Critique de la faculté de juger« .

Le modèle des trois savoirs (quoi, pourquoi, comment?) proposé par B. Lundvall n’exprime-t-il pas, dans la synthèse qu’il appelle, un modèle dual qui rend compte de la question que pose habituellement l’agent économique : il ne cherche que des informations (à la fois données, connaissances et savoirs) et sa question est bien plutôt de s’interroger de façon concomittante sur les trois faces de sa procédure de recherche (« search« ) : quoi savoir?, et pourquoi savoir? et comment savoir?

Dualité révélatrice de l’inextricable complexité du concept d’information dès que nous voulons l’appréhender sans le réduire et qui nous suggère aussi des procédures de « search » , des heuristiques modélisatrices par lesquelles nous pouvons enrichir nos représentations systémiques de l’information.

 

Première heuristique de modélisation : la dialectique Code Sur la Modélisation Systémique de l'Information clip_image002[6] rappelait ici l’intérêt de la conception récursive du « système d’information stratégique » introduite par Hubert Tardieu (1993) : conception qu’illustrent fort bien les systèmes dits de  « Yield management » couplés aux systèmes de réservation (cas des compagnies aériennes par exemple) : en développant un système d’information opérationnel qui privilégie une politique tarifaire à court terme permettant de maximiser le « remplissage » de chaque vol, on induit délibérément une stratégie à long terme qui conduira à privilégier de nouveaux usages « valorisant  » les équipements existants puis à développer de nouveaux équipements permettant d’exploiter l’avantage concurrentiel ainsi engendré : cette interaction récursive du système d’information opérationnel et du système d’information stratégique transforme la présentation économique que l’on peut se proposer de l’un et de l’autre : en transformant et en enrichissant en permanence les informations (ou les représentations) ainsi engendrées, on crée les conditions de nouveaux modes de délibération organisationnels, délibérations dont les résultats sont certes imprévisibles, mais dont les procédures peuvent être évaluées de façon plausible. Au calcul économique d’antan se substitue alors une ingénierie socio-économique (ou un « calcul économique organisationnel » : O. Favereau (1993), qui pour être plus systémique qu’analytique n’en relève pas moins de la science économique contemporaine.

 

La modélisation systémique de l’organisation in-formante

 

Elle peut s’intéresser à l’économie des systèmes d’information organisationnels aussi bien qu’elle a su faire pour les systèmes d’information dédiés (police, santé, fonds bibliographique, etc.), ce qui lui permettra peut-être de renouveler la problématique de l’économie des NTI (que l’on parle de l’économie informatique ou de l’économie des télécommunications) : au lieu de l’aborder seulement dans les cadres usuels du productivisme manufacturier ou du marketing de distribution (« Part de marché? : marché de quoi? »), elle doit pouvoir développer des procédures de modélisation des comportements des systèmes organisationnels dans lesquels ces NTI peuvent éventuellement intervenir : ce ne sont plus alors les performances quasi énergétiques des technologies informatiques qu’il faudra exclusivement étudier (la baisse du coût du microprocesseur ou des fibres optiques ou des CD Rom); ce sont les performances anticipables et pour la plupart immatérielles (« qualité » des décisions collectives, équilibrations cognitives, ouverture culturelle…) des organisations sociales attentives à leurs interventions en référence à leurs projets (de l’Etat à la PME par la multinationale). Les modalités de cette « nouvelle ingénierie socio-économique construite sur des projets (« design ») d’action plutôt que sur des analyses d’objets sont certes encore peu développées, mais l’expérience que s’efforce de mobiliser l’économie des systèmes d’information, l’économie de l’information et l’économie de l’organisation depuis un demi siècle (H.A. Simon soutint sa thèse en 1943) nous autorise aujourd’hui à tenir un tel projet pour raisonné autant que raisonnable.

 

L’économie de l’information appelle de nouvelles méditations épistémologiques

 

On pouvait sans doute s’interroger initialement sur la légitimité de cette nouvelle venue qu’est l’économie de l’information, dans le champ des sciences économiques comme dans celui de la politique économique. Effet classique d’une rhétorique naïve qui veut que rien n’échappe à l’emprise d’une discipline qui se veut à la fois reine des sciences douces et princesse des sciences dures? : Entre l’économie de l’enseignement et l’économie des télécommunications, ne manquait-il pas une case à réserver à l’économie de l’information, case qu’il serait aisé de remplir en organisant un séminaire ad hoc? Le mérite de l’exercice, quelles que soient ses motivations initiales est de susciter une réflexion épistémique croisée sur le statut de l’information et sur celui de l’économique. En cherchant à identifier le concept d’information, on le comprend dans sa complexité intelligible et irréductible à un modèle fini; et en s’efforçant de formuler une économie de l’information qui assume ce concept dans sa complexité, on est conduit à élargir si notablement le champ paradigmatique dans lequel elle s’inscrivait jusqu’ici (Theil, Machlup, Marchak, Alchian, Hurwicz, Arrow, Porat, J. Voge…) : Peut-être même faut-il l’inviter à une transformation paradigmatique qui l’inciterait à ne plus s’enfermer dans le seul langage d’une énergétique matérielle manifestement inadaptée au caractère conceptuel (ou « représentationnel ») des objets ou des projets de son attention. P. Valéry proposait d’élaborer une « énergétique de la connaissance », et l’évolution contemporaine suggère de plus en plus volontiers la considération d’une « économie de l’immatériel » : dans un tel cadre permettant d’exprimer ces « ineffables » que sont la communication interpersonnelle, l’organisation sociale ou la décision d’action collective, on peut penser qu’une économie (ou, plus légitimement peut-être, une « socio-économie évolutive ») de l’organisation informante et apprenante puisse se développer et irriguer une nouvelle ingénierie adaptée aux politiques économiques. Mais cette entreprise implique une méditation épistémologique sans doute peu familière encore, tant les croyances sur lesquelles reposent les divers néo-positivismes-réalismes qui assurent le discours économique contemporain semblent enracinés dans les cultures occidentales. Peut-être sera-ce un des mérites d’une réflexion collective sur l’économie de l’information que de susciter par surcroît ce ressourcement épistémologique dont bénéficieront à la fois les sciences économiques et les sciences de l’ingénierie des systèmes complexes?

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[1] Séance du 4.7.95 du séminaire.

 

[2] Séance du 13.6.95 du séminaire.

 

[3] « L’identité, pour le mathématicien, est remplacée par l’isomorphie et, pour faciliter son langage, le mathématicien identifie sans scrupule des objets de nature différente lorsqu’un isomorphisme l’assure qu’il ne fait que dire la même chose dans deux langues différentes » rappelle A. Lichnerowicz dans l’Encyclopédie Pléiade « Logique et connaissance scientifique », J. Piaget Ed., Gallimard, Paris, 1967, p. 478.

 

[4] J. Marschak avait, dès 1970, souligné cette difficulté dans deux articles successifs aux titres significativement différents me semble-t-il. Le premier en 1971 : « Economics of Information Systems » (JASA, March 1971, V. 66, n° 333, p. 192-219), et le second en 1972 : « Economics of Organizational Systems » (présenté à une Conférence sur « L’homme et l’nformatique » à Bordeaux, en Sept. 1972, publié ultérieurement à l’Université de Heidelberg). Ces deux textes discutent et interprètent les différences entre une économie de l’information que propose la statistique économique et celle que propose la théorie mathématique de la communication. Il met en valeur en particulier la difficulté qu’il y a à utiliser le même modèle pour rendre compte à la fois de la production (en valeur) et de la distribution (en volume) de l’information. On soulignera, en conclusion, l’intérêt probable du glissement de l’attention de la science économique, de l’information à l’organisation, que semblait déjà percevoir J. Marschak en 1972.

 

[5] M. S. Feldman  et J.G. March en donnent une très bonne illusttration dans un article devenu un classique : « Information in Organisation as Signal and Symbol« , ASQ, June 1981, p. 171-186.

 

[6] Séance du 15.6.95

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